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Bien Plus Qu'un Charpentier Josh McDowell |
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***EN QUOI JESUS EST-IL SI DIFFERENT?***
Je m'entretenais récemment avec un groupe de personnes à Los Angeles, et j'ai demandé: «A votre avis, qui est Jésus-Christ?» La réponse fut: «Un grand leader religieux». Je suis d'accord. Jésus-Christ était un grand leader religieux, mais je crois qu'il était bien plus encore. Les hommes et les femmes à travers les âges ont été divisés sur la question: «Qui est Jésus?» Pourquoi tant de conflits à propos d'un seul individu? Pourquoi son nom, plus que celui d'aucun autre leader religieux, suscite-t-il de l'irritation? Comment se fait-il que l'on puisse parler de Dieu sans que personne ne s'en émeuve, mais qu'à la seule allusion à Jésus, les gens, si souvent, veulent clore la conversation? Ou se mettent sur la défensive? J'ai mentionné quelque chose concernant Jésus à un chauffeur de taxi londonien; aussitôt il m'a dit: «je n'aime pas discuter de religion, et surtout pas de Jésus». En quoi Jésus est-il différent d'autres leaders religieux? Pourquoi les noms de Bouddha, Mahomet ou Confucius n'offensent-ils pas les gens? Parce qu'ils ne se sont pas targués d'être Dieu, alors que Jésus l'a fait. C'est ce qui le rend si différent des autres leaders religieux. Il ne fallut pas longtemps à ceux qui connaissaient Jésus pour s'apercevoir qu'il émettait des prétentions stupéfiantes quant à sa personne. Il devint clair qu'il prétendait, à juste titre, être plus qu'un simple prophète ou un docteur de la loi. De toute évidence, il s'attribuait la divinité. Il se présentait comme la seule voie d'accès à une relation avec Dieu, la seule source de pardon des péchés et le seul moyen de salut. Voilà qui, aux yeux de bien des gens, est trop exclusif, trop étroit pour qu'ils acceptent d'y croire. Cependant, la question n'est pas ce que nous voulons bien penser ou croire, mais plutôt ce que Jésus prétendait être. Qu'en disent les textes du Nouveau Testament? Nous entendons souvent l'expression «la divinité de Christ». Cela signifie que Jésus Christ est Dieu. A. H. Strong, dans un ouvrage, définit Dieu comme «l'esprit infini et parfait dans lequel toutes choses trouvent leur source, leur subsistance et leur fin». Cette définition de Dieu est vraie pour tous les théistes, y compris les musulmans et les Juifs. Le théisme enseigne que Dieu est personnel et que l'univers fut conçu et créé par lui. Dieu, présentement, le maintient et le gouverne. Le théisme chrétien ajoute un point supplémentaire à la définition ci-dessus: «et qui fut incarné en Jésus de Nazareth». En fait, Jésus-Christ est un nom et un titre. Le nom de Jésus est dérivé de la forme grecque du nom de leshua ou Josué qui signifie «JéhovahSauveur» ou «I'Eternel sauve». Le titre de Christ est dérivé du mot grec pour Messie (ou de l'hébreu Mashiach, Daniel 9:26) et veut dire «oint». L'emploi du titre de «Christ» sousentend deux fonctions: celles de roi et de prêtre. Son titre ratifie que Jésus est le prêtre et le roi promis dans les prophéties de l'Ancien Testament. Cette assertion est l'un des domaines-clés permettant une juste compréhension de Jésus et du christianisme.
Le Nouveau Testament présente clairement Christ comme Dieu. Les noms
s'appliquant àChrist, dans le Nouveau Testament, sont tels qu'ils ne
pourraient convenir à quelqu'un qui ne serait pas Dieu. Par exemple, Jésus
est appelé Dieu dans la phrase suivante: « ... en attendant la
bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand
Dieu et Sauveur, le Christ-jésus» (Tite 2:13; cf Jean 1:1; Hébreux 1:8;
Romains 9:5; 1 Jean 5:20, 21). Les Ecritures lui attribuent des
caractéristiques qui ne peuvent être vraies que pour Dieu. Jésus est
présenté comme existant par lui-même Uean 1:4; 14:6), omniprésent
(Matthieu 28:20; 18:20), omniscient (Jean 4:16; 6:64; Matthieu 17:22-27),
omnipotent (Apocalypse 1:8; Luc 4:39-55; 7:14, 15; Matthieu 8:26, 27) et
possédant la vie éternelle (1 Jean 5:11, 12, 20; Jean 1:4).
Jésus recevait l'honneur et l'adoration qui revenaient à Dieu seul.
Confronté à Satan, Jésus dit: «Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur ton
Dieu, et à lui seul tu rendras un culte» (Matthieu 4:10). Pourtant, Jésus
était adoré comme Dieu (Matthieu 14:33; 28:9), et parfois même demandait à
être adoré comme Dieu (Jean 5:23; cf Hébreux 1:6; Apocalypse 5:8-14). La plupart des disciples de Jésus étaient des Juifs pieux qui croyaient en un seul vrai Dieu. Ils étaient monothéistes jusqu'à la moelle, néanmoins ils le reconnaissaient comme Dieu incarné. Paul, par son éducation rabbinique poussée, était encore moins disposé à attribuer la divinité à Jésus, à adorer un homme originaire de Nazareth, et à l'appeler Seigneur. C'est pourtant exactement ce qu'il fit. En disant ce qui suit, il reconnaissait l'Agneau de Dieu (Jésus) comme Dieu: «Prenez donc garde à vous-mêmes et àtout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l'Eglise de Dieu qu'il s'est acquise par son propre sang» (Actes 20:28). Pierre, après que Christ lui ait demandé qui il était, confessa: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant» (Matthieu 16:16). Jésus ne répondit pas à la confession de Pierre en corrigeant sa conclusion, mais en reconnaissant sa validité et sa source: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux» (Matthieu 16-17). Marthe, une amie intime de Jésus, lui déclara: «je crois que tu es le Christ (le Messie), le Fils de Dieu» (Jean 11:27). Il y eut également Nathanaël, qui ne croyait pas que quelque chose de bon puisse venir de Nazareth. Il reconnut que Jésus était «le Fils de Dieu... le roi d'Israël» (Jean 1:49). Pendant qu'on lapidait Etienne, il «priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit!» (Actes 7:59). L'auteur de l'épître aux Hébreux appelle Christ Dieu lorsqu'il écrit: «Mais au Fils il dit: Ton trône, ô Dieu est éternel» (Hébreux 1:8). Jean-Baptiste annonça par ces paroles la venue de Jésus: «I'Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et il vint une voix du ciel: Tu es mon Fils bien-aimé, objet de mon affection» (Luc 3:22). Puis, bien sûr, nous avons la confession de Thomas, mieux connu comme le «douteur». C'était peut-être un étudiant gradué. Voici ce qu'il dit: «Si je ne mets pas mon doigt à la place desclous... je ne croirai pas». Je me reconnais en Thomas. Il disait: «Dites donc, ce n'est pas tous les jours que quelqu'un ressuscite d'entre les morts ou prétend être Dieu incarné. Il me faut des preuves.» Huit jours après, une fois que Thomas avait fait part aux autres disciples de ses doutes concernant Jésus, «Jésus vint, les portes étant fermées, et debout au milieu d'eux, il leur dit: Que la paix soit avec vous! Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois! Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit: Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru!» (Jean 20:26-29). Jésus accepta que Thomas le reconnaisse comme Dieu. Il reprit Thomas pour son incrédulité, non pour son adoration. Un critique pourrait objecter que toutes ces références concernent ce que d'autres ont dit de Christ, et non ce que Christ a dit de lui-même. L'accusation habituellement rencontrée dans les salles de classe, c'est que Christ était incompris de ceux de son temps, comme il l'est de nos jours. En d'autres termes, Jésus, en fait, ne prétendait pas être Dieu. Pour ma part, je pense le contraire et crois que la divinité de Christ émane directement des pages du Nouveau Testament. Les références abondent, et leur sens est clair. Un homme d'affaires qui sondait les Ecritures afin de vérifier si oui ou non Christ disait être Dieu, déclara: «Pour lire le Nouveau Testament sans en conclure que Jésus prétendait être divin, il faudrait être aussi aveugle qu'un homme sorti par une journée claire, et affirmant qu'il ne peut voir le soleil». Dans l'Evangile selon Jean, nous voyons une confrontation entre Jésus et certains Juifs. Ce qui J'avait provoquée était la guérison par Jésus d'un paralytique le jour du sabbat, et l'ordre qu'il lui avait donné de ramasser son grabat et de marcher. «C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu'il faisait cela pendant le sabbat. Mais Jésus leur répondit: Mon Père travaille jusqu'à présent. Moi aussi je travaille. A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il disait que Dieu était son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu» (Jean 5:16-18). Vous me direz peut-être: «Voyons, josh, je peux déclarer: Mon père travaille jusqu'à présent, et moi aussi je travaille. Et alors? Cela ne prouve rien.» Chaque fois que l'on étudie un document, l'on doit prendre en considération la langue, la culture, et particulièrement la ou les personnes concernées. Dans le cas présent, la culture est juive et les personnes à qui Jésus s'adresse sont des conducteurs religieux Juifs. Voyons comment les Juifs ont compris les remarques de Jésus il y a deux mille ans, dans leur propre culture. «A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu» (Jean 5:18). Pourquoi une réaction aussi violente?. La raison est que Jésus avait dit mon Père, et non notre Père, avant d'ajouter «travaille jusqu'à présent». En utilisant ces deux expressions, Jésus se faisait lui-même égal à Dieu, s'associant à son activité. Les Juifs n'appelaient pas Dieu «mon Père». Ou s'ils le faisaient, ils ajoutaient le qualificatif «qui est aux cieux». Pourtant, ce n'est pas ce que Jésus avait fait. Il avait émis une prétention sur laquelle les Juifs ne pouvaient se méprendre, en appelant Dieu «mon Père». Jésus sous-entendait également que pendant que Dieu travaillait, lui, le Fils travaillait aussi. Encore une fois, les Juifs comprenaient l'implication qu'il était le Fils de Dieu. Comme résultat de cette déclaration, la haine des Juifs augmenta. Alors qu'ils avaient surtout cherché à le persécuter, à ce moment, ils commencèrent à vouloir le tuer. Jésus non seulement prétendait être égal avec Dieu, l'appelant son Père, mais encore, il soutenait qu'il était un avec le Père. Lors de la fête de la Dédicace, à Jérusalem, Jésus fut abordé par quelques chefs religieux Juifs qui lui demandèrent s'il était le Christ. Jésus conclut les observations qu'il leur fit par ces mots: «Moi et le Père, nous sommes un» (Jean 10:30). «Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus reprit et leur dit: je vous ai fait voir beaucoup d'oeuvres bonnes venant du Père. Pour laquelle de ces oeuvres me lapidez-vous? Les Juifs lui répondirent: Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu» (Jean 10:31-33). L'on peut se demander quelle était la raison d'une réaction si vive quand Jésus déclara être un avec le Père. L'étude du grec fait apparaître dans cette expression une implication intéressante. L'hélléniste A. T. Robertson écrit qu'en grec le mot «un» est neutre, non masculin, et ne signifie pas Lin par la personne ou par l'intention, mais plutôt un par «l'essence ou la nature». Puis il ajoute: «Cette affirmation tranchante couronne les prétentions de Christ concernant la relation entre le Père et lui-même (le Fils). Celles-ci soulèvent chez les Pharisiens une colère incontrôlable». Il devient donc évident que dans l'esprit de ceux qui entendirent cette déclaration, il était indubitable que Jésus prétendait être Dieu. Aussi, Leon Morris, directeur de Ridley College à Melbourne, écrit-il que «les Juifs ne pouvaient voir dans les paroles de Jésus autre chose qu'un blasphème, et se mirent en devoir de prendre en main le jugement. La Loi établissait que le blasphème était passible de la lapidation (Lévitique 24:16). Mais ces hommes ne permettaient pas à la loi de suivre son processus normal. Ils ne préparaient pas une mise en accusation pour que les autorités puissent prendre les mesures requises. Dans leur fureur, ils s'apprêtaient àêtre tout à la fois juges et bourreaux». Jésus est menacé de lapidation pour blasphème. Les Juifs comprenaient assurément son enseignement, mais nous pouvons nous demander, s'ils s'arrêtèrent à considérer si ses prétentions étaient fondées ou non. Jésus parlait continuellement de lui-même comme étant un, par essence et par nature, avec Dieu. Il affirmait audacieusement: «Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père» (Jean 8:19); «Celui qui me contemple, contemple celui qui m'a envoyé» (Jean 12:45); «Celui qui a de la haine pour moi a aussi de la haine pour mon Père» (Jean 15:23); «afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le Fils, n'honore pas le Père qui l'a envoyé» (Jean 5:23); etc. Ces références montrent indiscutablement que Jésus se considérait comme plus qu'un simple homme et bien plutôt comme égal à Dieu. Ceux qui disent que Jésus était seulement plus proche de Dieu ou plus intime avec lui que d'autres, auraient besoin de réfléchir à cette déclaration qu'il fit: «Si vous ne m'honorez pas comme vous honorez le Père, vous nous déshonorez tous deux». Lors d'une conférence que je présentais dans une classe de littérature à l'université de West Virginia, un professeur m'interrompit et dit que le seul Evangile où Jésus ait prétendu être Dieu était l'Evangile de Jean, qui fut le dernier écrit. Puis il affirma que l'Evangile de Marc, le plus ancien des quatre, ne mentionnait nulle part les prétentions de Jésus à la divinité. Il était évident que cet homme n'avait jamais lu Marc, ou alors n'avait pas prêté grande attention à ce qu'il lisait. En réponse, je le renvoyai à l'Evangile de Marc, où Jésus se déclarait capable de pardonner les péchés. «Et Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés» (Marc 2:5; voir également Luc 7:4850). D'après la loi juive, c'était là quelque chose que seul Dieu pouvait faire; Esaïe 43:25 limite cette prérogative à Dieu seul. Les scribes demandèrent: «Comment celui-là parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?» (Marc 2:7). Alors, Jésus les interrogea sur ce qui était le plus facile: dire «Tes péchés te sont pardonnés» ou dire «Lèvetoi et marche». Selon un commentaire biblique, c'est là «une question à laquelle on ne peut répondre. Les deux assertions sont aussi simples à faire; mais mettre l'une ou l'autre en pratique requiert la puissance divine. Bien entendu, un imposteur voulant éviter d'être démasqué trouverait la première plus facile. Jésus se mit en devoir de guérir la maladie afin de faire savoir qu'il avait autorité pour en traiter la cause.» Sur ce, le voilà accusé de blasphème par les leaders religieux. Lewis Chafer écrit que «nul au monde n'a autorité pour pardonner les péchés, ni le droit de le faire. Nul ne pouvait pardonner les péchés sauf celui contre lec,iel tous avaient péché. Lorsque Christ pardonnait les péchés, comme assurément il le faisait, il n'exerçait pas une prérogative humaine. Puisque nul, si ce n'est Dieu, ne peut pardonner les péchés, la démonstration est concluante: Christ, parce qu'il pardonnait les péchés, est Dieu». Ce concept du pardon m'a longtemps tracassé, parce que je ne le comprenais pas. Un jour, dans une classe de philosophie, pour répondre à une question sur la divinité de Christ, je citai les versets de Marc mentionnés plus haut. Un maître de conférence fit objection à ma conclusion selon laquelle le pardon de Christ démontrait sa divinité. Il dit qu'il pouvait pardonner àquelqu'un sans que cela démontre qu'il prétendait être Dieu. Comme je réfléchissais à ce qu'il disait, je compris soudain pourquoi les leaders religieux avaient réagi contre Christ. Bien sûr, l'on peut dire «je te pardonne», mais il appartient à l'offensé seul de le faire. En d'autres termes, si vous péchez contre moi, je puis vous dire «je vous pardonne». Or, ce n'est pas cela que Jésus fit. Le paralytique avait péché contre Dieu le Père, et c'est alors que Jésus, de sa propre autorité, dit: «Tes péchés te sont pardonnés». Certes, nous pouvons pardonner les offenses que nous subissons, mais personne, d'aucune manière, ne peut pardonner les péchés commis contre Dieu, si ce n'est Dieu luimême. C'est ce que Jésus fit . Pas étonnant si les Juifs réagirent quand un charpentier de Nazareth émit une prétention aussi audacieuse. Ce pouvoir qu'a Jésus de pardonner les péchés est un exemple frappant où il exerce une prérogative n'appartenant qu'à Dieu. En outre, dans l'Evangile de Marc, nous avons le récit du jugement de Jésus (14:60-64). Ce procès est l'une des références les plus claires aux prétentions de Jésus à la divinité. «Alors le souverain sacrificateur se leva au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus et dit: Ne répondstu rien? Qu'est-ce que ces gens témoignent contre toi? Jésus garda le silence et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau et lui dit: Es-tu le Christ, le Fils du Dieu Béni? Jésus répondit: je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel. Alors, le souverain sacrificateur déchira ses vêtements et dit: Qu'avons-nous encore besoin de témoins? Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble? Tous le condamnèrent comme passible de mort.» D'abord, Jésus ne répondit pas, aussi le souverain sacrificateur lui fit prêter serment (j'en suis heureux). A la question: «Es-tu le Christ, le Fils de Dieu?» il répondit: «Je le suis». Une analyse de la déposition de Christ montre qu'il prétendait être (1) le Fils du Dieu Béni, (2)celui qui serait assis à la droite du Tout-Puissant, et (3) le Fils de l'homme qui viendrait sur les nuées du ciel. Chacune de ces affirmations est incontestablement messianique. L'effet cumulatif des trois est significatif. Le Sanhédrin, la cour suprême juive, retint les trois points, et le souverain sacrificateur réagit en déchirant ses vêtements et en disant: «Qu'avons-nous encore besoin de témoins?» Ils l'avaient finalement entendu dire eux-mêmes. Il était condamné par les paroles- de sa propre bouche. Robert Anderson souligne: «Nulle évidence confirmatoire n'est plus convaincante que celle de témoins hostiles, et le fait que le Seigneur ait émis des prétentions à la divinité est incontestablement établi par l'action de Ses ennemis. Il faut nous rappeler que les Juifs n'étaient pas une bande de sauvages ignorants, mais un peuple hautement cultivé et intensément religieux; ce fut sur cette accusation même, sans une seule voix contraire, que Sa mort fut prononcée par le Sanhédrin, leur grand Conseil national, composé des plus éminents de leurs leaders religieux, parmi lesquels des hommes comme Gamaliel et son illustre élève Saul de Tarse». Il est donc clair que c'est là le témoignage que Jésus désirait porter concernant lui-même. Nous voyons aussi que les Juifs comprirent sa réponse comme une affirmation de sa divinité. Dès lors, ils étaient confrontés à cette alternative: ou ses assertions sont des blasphèmes, ou alors il est Dieu. Ses juges virent clairement la conclusion; si clairement, en fait, qu'ils le crucifièrent, puis le raillèrent, parce qu'il «s'est confié en Dieu... car il a dit: je suis Fils de Dieu» (Matthieu 27:43). Voici la signification, selon H. B. Swete, du geste du souverain sacrificateur déchirant ses vêtements: «La loi interdisait au souverain sacrificateur de déchirer ses vêtements pour des problèmes d'ordre privé (Lévitique 10:6; 21:10), mais lorsqu'il faisait fonction de juge, il était tenu, par la coutume, d'exprimer de cette façon son horreur à l'égard de tout blasphème proféré en sa présence. Le soulagement du juge embarrassé est manifeste. Si aucune preuve certaine et digne de foi ne paraissait près d'être établie, désormais cette nécessité avait trouvé sa solution: le prisonnier s'était lui-même incriminé». Nous entrevoyons que ce procès n'était pas un procès ordinaire, ainsi que le fait valoir le juriste Irwin Linton: «Unique parmi les procès criminels est celui où non les actions, mais l'identité de l'accusé est en question. L'accusation criminelle portée contre Christ, la confession ou témoignage ou plutôt l'acte en présence de la cour par lequel il fut déclaré coupable, son interrogatoire par le gouverneur romain, l'inscription et la proclamation sur sa croix à l'heure de son exécution, tout cela ne traite que de la seule question de la véritable identité et dignité de Christ- Que pensez-vous de Christ? De qui est-il le Fils?». Maître Gaynor, juge du tribunal de New York, dans son allocution sur le procès de Jésus, soutient que le blasphème était la seule charge relevée contre lui. Il dit-. «Il ressort clairement de tous les Evangiles que le prétendu crime pour lequel Jésus fut jugé et déclaré coupable était celui de blasphème: «... Jésus s'était prévalu d'un pouvoir surnaturel, ce qui pour un être humain était un blasphème» (il cite Jean 10:33). (Gaynor fait allusion ici à «Jésus se faisant lui-même Dieu», non à ce qu'il dit àpropos du temple.) Dans la plupart des procès, les gens sont jugés pour ce qu'ils ont fait; ce n'est pas vrai dans le cas de Christ. Jésus fut jugé pour ce qu'il était. Le procès de Jésus devrait suffire à démontrer de manière convaincante qu'il a confessé sa divinité. Ses juges en témoignent. Mais en outre, le jour de la crucifixion, ses ennemis reconnurent qu'il prétendait être Dieu venu en chair. «Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui et disaient- Il a sauvé les autres et il ne peut se sauver lui-même! Il est roi d'Israël, qu'il descende de sa croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre, s'il l'aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu» (Matthieu 27:41-,43).
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